
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a présidé, samedi dernier à Alger, la cérémonie de sortie de la 12e promotion des administrateurs principaux des services de santé, organisée à l’Ecole nationale de management et d’administration de la santé (ENMAS), en présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi.
Dans son allocution, le ministre a affirmé que cette cérémonie dépasse le cadre académique, estimant qu’elle traduit « l’investissement de l’Etat dans le capital humain », ainsi que sa volonté de bâtir « un système de santé fort et moderne » fondé sur des compétences qualifiées capables d’assurer la gestion, la planification et la prise de décision avec professionnalisme. Le premier responsable du secteur a rappelé que le ministère poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de modernisation du système national de santé à travers le renforcement de la gestion moderne des établissements sanitaires, le développement des mécanismes de planification et d’évaluation, ainsi que la généralisation de la numérisation afin d’améliorer la qualité des services et de rapprocher davantage les prestations du citoyen.
Dans ce contexte, M. Aït Messaoudene a insisté sur «l’importance capitale » accordée à la formation des ressources humaines, considérée comme un levier essentiel pour accompagner les réformes engagées dans le secteur. Il a également souligné le rôle de l’ENMAS, qu’il a qualifiée d’espace académique et professionnel de référence dans la préparation des cadres administratifs de la santé.
Le ministre a, par ailleurs, mis en avant la portée symbolique du choix du nom de la martyre Meriem Bouattoura pour baptiser cette promotion, affirmant que cette initiative reflète l’attachement de l’Algérie aux valeurs de sacrifice, de patriotisme et d’engagement léguées par les martyrs de la Révolution.
De son côté, la directrice générale de l’école, Samira Mayouf, a appelé les 90 diplômés de cette promotion à accomplir leurs missions avec sérieux et responsabilité, tout en contribuant à l’amélioration du service public de la santé. La cérémonie a également été marquée par un hommage rendu à la famille de la martyre Meriem Bouattoura, née en 1938 à Batna. Comme de nombreux étudiants algériens, elle avait répondu à l’appel à la grève du 19 mai 1956 avant de rejoindre les rangs de la Révolution dans la Wilaya II historique, où elle assurait le soin des malades. Elle est tombée au champ d’honneur en 1960, les armes à la main.
Cheklat Meriem
