
Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie a dévoilé, lundi dernier à Alger, les résultats de la première édition du concours national de la meilleure éco-commune, organisé sous le thème « La protection de l’environnement, une responsabilité communautaire ».
Cette première édition a récompensé cinq communes pour leurs initiatives en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable, tandis que cinq autres ont reçu des prix d’encouragement.
Les résultats ont été annoncés lors d’une cérémonie organisée à l’École supérieure d’hôtellerie-restauration d’Alger (ESHRA), en présence de la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, accompagnée du ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, du ministre de la Jeunesse chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, du président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Mohamed Boukhari, du Médiateur de la République, Mohamed Hattab, ainsi que de représentants des agences des Nations unies et du corps diplomatique accrédité en Algérie.
À l’issue des travaux de la commission nationale d’évaluation, les communes de Mostaganem, Annaba, Mascara, Béni Abbès et Teghalimet (Sidi Bel Abbès) ont été désignées lauréates, après examen des dossiers selon plusieurs critères techniques et environnementaux.
La commission a également décerné des prix d’encouragement à El Atteuf (Ghardaïa) et Illoula-Oumalou (Tizi- Ouzou) pour leur engagement citoyen en faveur d’un environnement propre et durable, à Mezghena (Médéa) et Boukaïd (Tissemsilt) pour leurs actions de préservation de la flore et de la faune, ainsi qu’à In Salah pour ses initiatives en matière d’implication des femmes dans l’action environnementale et de valorisation des ressources locales.
La cérémonie a aussi été marquée par la distinction de plusieurs start-up, associations et acteurs engagés dans la protection de l’environnement, en reconnaissance de leur contribution à la promotion de pratiques durables.
Lancé le 5 février dernier, ce concours s’inscrit dans une démarche visant à encourager les collectivités locales à intégrer davantage les principes du développement durable dans leur gestion. Une commission nationale, composée de représentants de plusieurs secteurs ministériels, a évalué les candidatures sur la base de neuf critères, notamment la planification environnementale, la gestion des déchets, la propreté urbaine, l’éducation environnementale et l’implication des femmes dans le développement local.
Les visites de terrain, entamées le 7 mai, ont permis d’évaluer les communes présélectionnées après l’examen de 54 dossiers, chaque wilaya ayant proposé une commune candidate.
Dans son intervention, Kaouter Krikou a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à faire de la protection de l’environnement un pilier du développement durable et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
La ministre a estimé que cette première édition a mis en lumière de nombreuses initiatives locales porteuses, rappelant que la réussite de la transition écologique repose sur l’implication des collectivités locales, de la société civile et des citoyens. Elle a également annoncé que ce concours sera désormais organisé chaque année à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin.
Au-delà de la récompense des communes les plus engagées, cette première édition ambitionne d’installer une dynamique durable de compétition positive entre les collectivités locales, afin de faire de la protection de l’environnement un véritable levier de développement territorial et d’amélioration du cadre de vie des citoyens.
Abir Menasria
