
Des associations de défense des prisonniers palestiniens dénoncent les graves actes de torture et les traitements inhumains infligés quotidiennement à des milliers de détenus dans les prisons et les camps militaires de l’occupation sioniste, selon un rapport publié par l’ONG palestinienne « Addameer ».
Dans le contexte du génocide perpétré contre le peuple palestinien, ces prisons sont devenues, selon ces organisations, le théâtre des pires atrocités liées à ce crime, une situation qu’elles condamnent fermement.
Selon elles, les détenus sont victimes de politiques systématiques et profondément enracinées de meurtre, de famine, de déshumanisation, d’humiliation et d’infliction délibérée de graves souffrances physiques et psychologiques.
Le rapport affirme que ces crimes touchent toutes les catégories de prisonniers, y compris les enfants, les femmes, les personnes âgées, les blessés et les malades, en violation manifeste des principes du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme.
Le même document souligne que l’ampleur des violations commises par l’occupation sioniste à l’encontre des prisonniers politiques palestiniens depuis le début du génocide contre la bande de Ghaza dépasse désormais la définition traditionnelle de la torture, tant par leur étendue, leur brutalité que par les méthodes employées.
Des centaines de témoignages et de déclarations sous serment recueillis par les organisations palestiniennes de défense des droits humains et de soutien aux détenus attestent que la torture ne relève plus de violations individuelles ou d’actes isolés, mais d’une politique systématique.
Les témoignages des prisonniers originaires de Ghaza mettent également en lumière les atrocités commises dans les camps de l’armée d’occupation sioniste, que les détenus décrivent comme des lieux de mort lente et de torture systématique.
Ces organisations réaffirment : « Nos institutions confirment également que les rapports et mécanismes des Nations unies pour 2025 et 2026 ont conclu à l’existence d’un schéma systématique de torture et de mauvais traitements à l’encontre des prisonniers politiques palestiniens. »
Elles insistent sur le fait que le refus d’autoriser l’accès des détenus au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et aux organismes internationaux indépendants, ainsi que les restrictions imposées au travail des avocats et des organisations de défense des droits humains constituent « une tentative systématique de dissimuler des preuves et d’effacer les traces des crimes commis au sein du système pénitentiaire (sioniste) ».
Les associations dénoncent également l’inaction de la communauté internationale face à ces crimes, ainsi que l’immunité politique et diplomatique dont bénéficie l’occupant sioniste. Elles lancent un nouvel appel à la communauté internationale, à l’ONU et aux instances internationales compétentes afin qu’elles «agissent de toute urgence » en vue de faire respecter le principe de la compétence universelle pour poursuivre tous les responsables sionistes impliqués dans ces crimes.
Elles appellent enfin à l’instauration de sanctions internationales efficaces contre l’occupant sioniste afin de mettre un terme à ces violations graves et systématiques, tout en garantissant un accès « immédiat et inconditionnel » au CICR et aux organismes internationaux indépendants dans l’ensemble des lieux de détention relevant de l’occupation.
Les associations palestiniennes réclament également une protection internationale pour les prisonniers politiques palestiniens et réaffirment le droit des victimes à la justice, à la réparation et à l’indemnisation.
Abir Menasria
