
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, lundi dernier, à Alger, la cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival algéro-africain du théâtre universitaire.
Cette manifestation, qui se poursuit jusqu’au 20 juillet, réunit des étudiants et des troupes universitaires de plusieurs pays africains afin de promouvoir les échanges culturels et le dialogue entre les jeunesses du continent.
La cérémonie a été organisée en présence de la secrétaire d’État chargée des Affaires africaines, Selma Bakhta Mansouri, du directeur général Afrique au ministère des Affaires étrangères, Boualem Chebihi, ainsi que de plusieurs ambassadeurs et représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que cette première édition constitue «le prolongement naturel d’un riche héritage de lutte et de culture », porté au fil de l’histoire par des créateurs et des militants qui ont fait du théâtre un outil de défense de la liberté, de l’identité et des causes des peuples africains. Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souligné que cette manifestation dépasse le simple cadre artistique. Selon lui, elle s’inscrit dans la continuité d’un parcours historique où la culture et le théâtre ont accompagné les mouvements de libération et contribué à préserver l’identité des peuples du continent. Kamel Baddari a également rappelé la profondeur des liens historiques qui unissent l’Algérie au reste de l’Afrique. Citant le militant Amílcar Cabral, qui qualifiait l’Algérie de « Mecque des révolutionnaires », il a évoqué le rôle majeur joué par le pays dans le soutien aux mouvements de libération africains durant la période coloniale. S’adressant aux étudiants venus de plusieurs pays africains, le ministre leur a souhaité la bienvenue, les qualifiant de « cœur battant de l’Afrique ». Il a estimé que ces jeunes constituent le prolongement légitime de la génération de créateurs qui a participé à l’édification de l’Afrique moderne et qu’ils sont appelés à poursuivre cette dynamique à travers l’art, la culture et le savoir. Évoquant la vision de l’Algérie en matière de coopération avec le continent, M. Baddari a expliqué que l’orientation vers une université productrice de savoir, soutenant la recherche scientifique et créatrice de richesse, vise à lutter contre le sous-développement et à accompagner la prospérité des peuples africains.
Le ministre a également rappelé que l’organisation de ce festival traduit les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui œuvre à faire de l’Algérie une tribune de dialogue et un pôle de progrès au service du continent africain dans le respect d’une vision fondée sur l’unité et la solidarité entre les peuples d’Afrique.
De son côté, le commissaire du festival, Azzedine Rebiga, a indiqué que cette première édition, organisée sous le slogan « L’Afrique se rencontre sur la scène du théâtre universitaire », accueille des pièces en compétition officielle représentant seize pays africains. Des spectacles hors compétition sont également programmés dans la wilaya de Boumerdès. Il a précisé que plusieurs pays, notamment l’Égypte, la Tunisie, la Mauritanie, la Libye, le Soudan et le Mozambique, prennent part à cette rencontre, qui constitue une occasion privilégiée de favoriser les échanges d’expériences et le brassage des cultures africaines à travers le théâtre universitaire. À l’issue de la cérémonie d’ouverture, les membres du comité de sélection des œuvres théâtrales, ainsi que ceux du jury, composé de dramaturges et d’universitaires algériens et africains, ont été honorés. Le public a ensuite assisté à la présentation de Couleurs d’Afrique, une création des étudiants de l’université de Sidi-Bel-Abbès. Cette fresque visuelle et chorégraphique, présentée dans le cadre de la compétition officielle, a mis à l’honneur la richesse culturelle, esthétique et patrimoniale du continent africain.
Cheklat Meriem
