
Lors d’une journée d’étude consacrée à la situation du cancer en Algérie et aux perspectives de sa prise en charge, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, a salué les efforts continus de l’État sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier a fait de l’amélioration du système de santé une priorité nationale. La lutte contre le cancer est sur la première ligne de la feuille de route pour l’amélioration de ce secteur.
«Nous ne pouvons parler des efforts déployés dans la lutte contre le cancer sans saluer l’engagement de l’État algérien sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de l’amélioration du système de santé une priorité nationale et placé la santé du citoyen en tête des préoccupations», a déclaré M. Boughali. Dans cette optique, et conformément aux orientations présidentielles, les capacités nationales en matière de lutte contre le cancer ont été considérablement renforcées. À cet effet, la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, présidée par Pr. Adda Bounedjar, a été officiellement installée. Le président de l’APN a mis en avant les nombreuses initiatives entreprises pour améliorer la prise en charge des patients, notamment la construction et l’équipement d’hôpitaux spécialisés à travers l’ensemble du territoire national. Ces infrastructures sont dotées d’équipements de pointe, garantissant un accès aux soins à des coûts réduits, voire gratuitement, dans le cadre du système de sécurité sociale.
Amélioration de la prise en charge et accompagnement des malades
Par ailleurs, M. Boughali a insisté sur la nécessité «d’accélérer la prise en charge des patients, notamment dans les régions éloignées, en renforçant les réseaux de transport médical et en leur fournissant les moyens nécessaires». L’orateur a, en outre, rappelé que cette prise en charge comprend également les personnes non assurées socialement. Contrairement à d’autres pays, l’Algérie leur offrira des soins sans entrave administrative.
Dans une approche globale, le président de l’APN a stipulé que «’État veille à apporter un soutien psychologique et social aux patients atteints de cancer et à leurs familles, à travers la création de centres spécialisés d’accompagnement psychologique, tant pour les malades que pour leurs proches, et le renforcement du rôle des associations et institutions de santé dans ce domaine». Il a insisté sur l’importance d’une prise en charge holistique qui dépasse l’aspect strictement médical pour garantir aux patients une vie digne et un accompagnement continu.
Des avancées notables, mais des défis persistent
Selon M. Boughali, l’Algérie «progresse à pas sûrs vers l’amélioration des services de santé et le renforcement des soins offerts aux patients». Toutefois, il a souligné que les défis restent importants et nécessitent une mobilisation continue pour développer le système de santé et garantir des résultats concrets en matière de prévention et de traitement. Revenant sur l’augmentation du nombre de cas de cancer, l’intervenant a mis en exergue «l’ampleur inquiétante du phénomène en Algérie, à l’instar du reste du monde», ce qui impose une coordination accrue entre les différents acteurs de la santé pour assurer un suivi efficace des patients.
Le président de l’APN a plaidé pour un renforcement des investissements en recherche scientifique, une formation continue des professionnels de la santé, ainsi qu’une amélioration des mécanismes de dépistage précoce et de prévention. À ce titre, il s’est félicité du «bond remarquable que connaît l’industrie et la production pharmaceutique dans notre pays dans les deux secteurs public et privé, dans l’objectif d’assurer nos besoins essentiels en médicaments et d’alléger la dépendance». Les avancées réalisées, notamment en matière d’infrastructures, d’équipements médicaux et de gratuité des soins, témoignent de l’engagement de l’État à garantir une prise en charge optimale des patients. Toutefois, face à la progression alarmante de la maladie, des défis persistent, nécessitant une mobilisation accrue et une coopération entre tous les acteurs du secteur. L’investissement dans la recherche, la prévention et la formation des professionnels demeure essentiel pour relever ce défi de santé publique et assurer aux citoyens un accès équitable à des soins de qualité.
G. Salah Eddine
