
Avec un parcours atypique, mêlant ingénierie, business et passion pour l’art, Benkoudoghli fatma zohra s’est frayé un chemin dans le monde du cinéma et des médias. De ses débuts dans le mannequinat à son ascension sur le petit écran, elle revient sur son parcours, ses défis et ses ambitions. Entre télévision, cinéma et réseaux sociaux, elle se confie sur ses choix, ses inspirations et ses projets à venir.
Entretien réalisé par Cheklat Meriem
Vous êtes ingénieure en ADA et titulaire d’un master en business. Comment êtes-vous passée du monde de l’ingénierie et du business à celui du cinéma et des médias ?
Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attirée par le domaine artistique. Mon parcours dans le mannequinat a commencé en 2007, alors que j’étais encore étudiante. Ma première expérience dans l’audiovisuel a eu lieu lors du tournage du dernier film de Sid Ali Kouiret, où j’ai participé en tant que silhouette. Cette immersion m’a permis de découvrir les coulisses du cinéma et de nourrir encore davantage ma passion. Cependant, en 2011, j’ai dû mettre entre parenthèses mes aspirations artistiques en raison de ma relation de l’époque, qui ne soutenait pas mon engagement dans ce domaine. J’ai alors choisi de me concentrer pleinement sur mes études et ma carrière professionnelle, ce qui m’a permis d’atteindre mes objectifs académiques et professionnels. Après mon divorce, j’ai ressenti un besoin profond de renouer avec mon premier amour : l’art. Ma réintégration dans l’industrie du divertissement s’est faite de manière naturelle, notamment grâce à mon rôle de directrice d’une école d’art dramatique avec Red Motion. Cette expérience m’a permis de tisser des liens précieux avec des réalisateurs, des acteurs et des producteurs, facilitant ainsi mon retour sur le devant de la scène.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir actrice et présentatrice TV ? Était-ce une passion de longue date ?
J’ai toujours rêvé de devenir actrice, d’évoluer sous les projecteurs et de fouler les tapis rouges. En revanche, la télévision ne faisait pas partie de mes ambitions initiales, et l’idée de devenir présentatrice ne m’avait jamais traversé l’esprit. Cependant, en découvrant l’univers télévisuel et encouragée par mon entourage, j’ai réalisé que j’avais un véritable potentiel dans ce domaine. L’opportunité de devenir chroniqueuse m’a particulièrement séduite, car elle me permet de m’exprimer sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. Aujourd’hui, je me sens également prête à animer des émissions, convaincue d’avoir les qualités nécessaires pour gérer des débats et interagir avec des invités issus de divers horizons.
Quels ont été les moments clés de votre carrière jusqu’à présent ?
L’un des moments marquants de ma carrière a été mon rôle principal dans une sitcom diffusée sur deux saisons. Cette expérience m’a permis de développer mes compétences d’actrice et de mieux comprendre les exigences du métier. Je suis reconnaissante envers le réalisateur Amine Boumediene pour la confiance qu’il m’a accordée et l’opportunité qu’il m’a offerte. Travailler avec Jaafar Kacem sur Dar Laffchouch a également été une expérience très enrichissante, tant sur le plan professionnel que personnel.
Vous participez actuellement à la série Bnat El Mahrousa. Pouvez-vous nous parler de votre rôle et de ce qui vous a attirée dans ce projet ?
Participer à Bnat El Mahrousa représente une véritable réussite pour moi. Dès que l’occasion de travailler avec le réalisateur Oussama Kobi s’est présentée, j’ai immédiatement accepté. Son film 11/11, primé dans plusieurs festivals, m’avait profondément marquée et convaincue de son talent. J’ai eu l’honneur d’être la première actrice sélectionnée pour ce projet, et je suis extrêmement fière du succès du feuilleton et d’y avoir contribué.
Comment s’est déroulé le tournage de la série ? Avez-vous rencontré des défis particuliers en interprétant votre personnage ?
Le tournage s’est déroulé dans un cadre professionnel et organisé, ce qui a grandement facilité notre travail. J’apprécie particulièrement ce type d’environnement, qui permet de se concentrer pleinement sur son rôle. J’ai également eu la chance de collaborer avec Mohamed Freemahdi et Mouni Bouaalem, avec qui j’ai tissé de belles amitiés. Leur présence a enrichi mon expérience et renforcé la dynamique du tournage.
Entre la télévision, le cinéma et la création de contenu, quel domaine vous passionne le plus et pourquoi ?
Le cinéma est ma véritable passion, bien que la télévision et les réseaux sociaux m’offrent également de belles opportunités. Sur Instagram, je partage ma passion pour la mode et la beauté, et cela me permet d’exprimer ma créativité tout en interagissant avec ma communauté.
Comment gérez-vous votre présence sur les réseaux sociaux tout en évoluant dans le monde du cinéma et de la télévision ?
Concilier ma carrière, ma vie de mère et ma présence sur les réseaux sociaux est un véritable défi. Le manque de temps m’empêche parfois d’être aussi active que je le souhaiterais, mais je suis consciente de l’importance de ces plateformes pour promouvoir mes projets. Je cherche donc à optimiser mon emploi du temps pour m’investir davantage dans ce domaine.
Après Bnat El Mahrousa, quels sont vos futurs projets ? Avez-vous d’autres collaborations en cours ?
J’ai reçu plusieurs propositions pour animer des émissions, mais rien n’a encore été finalisé. Par ailleurs, je travaille sur un projet personnel dans le domaine de la mode, tout en restant ouverte aux opportunités dans le cinéma et la télévision si un rôle correspondant à mon profil se présente.
Y a-t-il un rôle ou un type de projet que vous rêvez de faire dans le futur ?
J’aimerais interpréter un rôle à contre-emploi, comme celui d’un personnage cruel ou manipulateur, un véritable défi pour moi. J’ai une préférence pour les rôles de caractère, comme ceux de figures aristocratiques ou de criminels complexes.
Quel message souhaitez-vous adresser à vos fans et aux jeunes qui souhaitent suivre une carrière dans
le monde artistique ?
Je leur dirais de toujours suivre leur passion. Le véritable bonheur réside dans le fait d’exercer un métier que l’on aime. Il faut persévérer malgré les obstacles, car l’univers artistique est un milieu difficile où la concurrence est rude. Cependant, avec de la détermination et du travail, le succès finit toujours par arriver. Rester fidèle à soi-même et faire les choses avec sincérité est essentiel pour réussir.
Ch. M.
