
Yasmina Abdelmoumene s’est imposée comme une figure incontournable de la télévision, notamment au Ramadan, captivant le public par son talent exceptionnel et son charisme. À travers des rôles marquants, à l’instar de Rabéa (El Batha), Nafissa à la série (Timoucha) et Safia, elle a su toucher les cœurs et conquérir une place de choix dans le monde artistique. Son succès est le fruit de son dévouement, de sa passion et de son amour pour la comédie, faisant d’elle une actrice emblématique et une source d’inspiration pour de nombreuses générations.
La série El Batha a enregistré un énorme succès, et vous y avez joué un rôle majeur. Comment avez-vous vécu cette expérience et quel impact a-t-elle eu sur votre carrière ?
L’expérience de «El-Batha» a été l’une des meilleures que j’ai vécues dans ma vie en tant qu’actrice. J’étais vraiment séduite par le rôle, et l’équipe était composée de mes amis qui ont gradué avec moi de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de
l’audiovisuel (ISMAS). Nous avons appris à mieux nous connaître, et l’ambiance entre nous, le réalisateur et la société de production était formidable. Heureusement, le succès n’a pas été facile ni dû au hasard, mais il est le fruit de notre conviction dans le projet et de notre travail acharné et sincère, ce qui s’est clairement reflété à l’écran et a contribué au succès de «El-Batha». La crédibilité qui nous distinguait a été l’une des principales raisons de ce succès.
Oui, ma vie a beaucoup changé après cette série, car l’amour du public pour moi a considérablement augmenté et ils sont devenus fans du personnage de «Rabéa «. J’avais été éloignée du travail pendant une longue période en raison de circonstances imprévues, mais la série «El-Batha»a marqué un véritable retour pour moi sur la scène artistique, et ceci m’a permis de redécouvrir ma passion et mon énergie.
Yasmina Abdelmoumene a été vue aussi bien dans des séries dramatiques que dans des comédies. Dans quel genre de rôle vous sentez-vous le plus à l’aise, et pourquoi ?
Honnêtement, je ne fais pas de distinction entre le drame et la comédie, car je possède les compétences nécessaires et j’ai étudié le théâtre, ce qui me permet de jouer tous types de rôles, qu’ils soient dramatiques ou comiques. J’ai d’ailleurs interprété plusieurs rôles dramatiques sur scène, mais ce n’est qu’avec «Dikra akhira» que j’ai eu l’opportunité de jouer dans une série dramatique télévisée, un rôle qui a marqué mes débuts dans ce domaine. Pour moi, il n’y a donc pas de préférence entre le drame et la comédie. Je choisis mes rôles en fonction du personnage lui-même, qu’il soit complexe, nuancé et porteur d’un message fort.
Vous avez récemment fait vos premiers pas en tant que scénariste pour la série Safia. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérience ?
L’idée de «Safia» m’est venue il y a trois ans. Nous avons commencé à écrire le scénario, mais nous avons dû interrompre le projet. Cette année, mon frère Mohamed Seghir Bendaoud m’a encouragée à reprendre, car nous avons collaboré ensemble sur l’écriture. Nous avons donc décidé de mettre en place un atelier d’écriture commune. J’ai vraiment apprécié cette expérience, car elle venait du cœur. Et, si Dieu le veut, cette série ne sera pas mon dernier scénario, «Safia» étant juste un début.
Timoucha 1,2 et 3 ont connu un succès considérable. Quel est, selon vous, le secret de cette réussite ?
Le secret du succès de «Timoucha» est similaire à celui de «El-Batha». L’actrice Mina Lachter est une sœur et une amie que je connais depuis longtemps, et le réalisateur yahia Mouzahem est également un frère et un ami de longue date. Ainsi, il y avait entre nous une réelle crédibilité et collaboration, nous étions comme une famille avec l’actrice Numidia Lezoul. Nous avons travaillé avec sincérité et de tout cœur, et grâce à Dieu, le succès de la série est le fruit d’un travail collectif de tous, qu’il s’agisse des acteurs, des techniciens, du réalisateur, ou de la société de production «Mycene», la société du réalisateur Mouzahem. J’espère que le travail a plu au public et qu’il a rencontré le succès attendu.
Quelle a été votre plus grande difficulté en tant que femme dans le milieu du cinéma ?
Je ne pense pas qu’il y ait une difficulté particulière en tant que femme dans ce domaine, car les difficultés existent pour tout le monde, que ce soit pour l’acteur ou l’actrice, indépendamment du sexe. Nous faisons tous face aux mêmes défis, comme le manque de production, car nous travaillons principalement pendant le mois de Ramadan. Nous espérons pouvoir travailler toute l’année, mais au-delà de cela, merci à Dieu, nous espérons simplement être à la hauteur des attentes de notre vaste public.
En dehors de votre métier, quelles sont vos passions ou vos centres d’intérêt ?
Actuellement, mon centre d’attention est mes filles, car j’ai deux filles. Ainsi, je consacre tout mon temps libre à les soutenir dans leurs études, à développer leurs talents et à les encourager dans leurs activités sportives. Je me reconnais à travers elles et je considère leur succès comme le mien.
On vous appelle toujours Rabéa ?
Oui, les gens me surnomment toujours «Rabéa» en raison de l’émission de jeux que je présente actuellement sur la chaîne Echourouk. Je tiens à remercier la chaîne pour cette opportunité. L’émission étant toujours diffusée avec le rôle de «Rabéa», c’est pourquoi les gens continuent à m’appeler ainsi. Il y a aussi beaucoup de personnes qui m’appellent désormais «Safia».
Le mot de la fin pour vos fans…
En conclusion, je vous remercie pour cette attention bienveillante et je souhaite un Ramadan béni à tous, ainsi qu’une fête bénie à la nation arabe et à la nation algérienne. Enfin, je dis : qu’ Allah, accorde la victoire à la Palestine et à nos frères à Ghaza, nos cœurs sont toujours avec eux.
M. Kh.
