Lyna Classy Girl, actrice et créatrice de contenu, à Alger16 : «Je vise le cinéma en priorité, mais la télévision m’intéresse également»

Influenceuse suivie par des milliers d’abonnés, Lyna Classy Girl, de son vrai nom : Lyna Smaini franchit une nouvelle étape dans son parcours en intégrant le monde de la fiction télévisée. Après près de dix ans dans la création de contenu digital, elle fait ses premiers pas à l’écran dans une série «Moulat Dar». Alger16 a échangé avec elle sur plusieurs sujets. Entre défi personnel, envie de renouveau et ambition cinématographique, elle se confie sur cette transition, son rapport aux critiques et ses projets à venir.

Entretien réalisé par Cheklat Meriem

Alger16 : Vous êtes connue principalement comme créatrice de contenu sur les réseaux sociaux. Comment s’est faite la transition vers le monde de la fiction télévisée ?
La transition s’est faite un peu par coïncidence. La boîte de production Welcome m’a contactée pour me proposer de passer un casting pour un rôle qui, selon eux, me ressemblait beaucoup. J’ai accepté, j’ai passé le casting et j’ai été retenue. Le rôle me correspondait parfaitement, donc tout s’est fait assez naturellement.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter un rôle dans la série «Moulat Dar» ?
Il y a d’abord eu le soutien de ma famille et de mes amis. Mais c’était aussi un choix personnel : cela fait près de dix ans que je suis dans le monde de l’influence et de la création de contenu. J’étais arrivée à un stade où j’avais envie de changement, de proposer quelque chose de nouveau à ma communauté et de vivre une expérience différente.

Pouvez-vous nous parler de votre personnage ?
Mon personnage s’appelle Sara. Ce qui nous rapproche, c’est sa gentillesse, son amour pour sa famille et pour les chats, ainsi que son fort caractère. En revanche, elle est très attentive à la vie des autres et aime être au centre de l’attention, ce qui me ressemble moins. C’est un personnage complexe, avec plusieurs facettes.

Le passage du digital à l’écran impose-t-il une pression différente, notamment face à un public plus large et plus diversifié ?
Non, je ne ressens pas de pression particulière. J’ai l’habitude de rencontrer des gens, de prendre des photos, de faire face aux critiques. J’ai également participé à des événements à l’étranger, notamment à Dubaï et en Égypte, ce qui m’a permis d’acquérir une certaine expérience. Cela m’a beaucoup facilité cette transition. J’accepte toutes les critiques. En tant qu’influenceuse, tout le monde ne m’aime pas déjà, donc j’y suis habituée. Pour moi, les critiques peuvent renforcer une personne. Si on parle de vous, c’est que vous existez, que vous marquez les esprits. Je préfère cela à l’indifférence.

Comment vous êtes-vous préparée pour ce rôle ? Avez-vous suivi une formation ou bénéficié d’un accompagnement particulier ?
J’ai été accompagnée par Ahmed Zitouni, qui m’a énormément aidée, soutenue et conseillée. Il m’a appris beaucoup de choses et a toujours été à mes côtés pendant cette expérience. Grâce à lui, j’ai pu évoluer et mieux comprendre les exigences du métier.

Selon vous, les créateurs de contenu ont-ils aujourd’hui une place légitime dans le cinéma algérien ?
Oui, je pense qu’il y a une véritable opportunité. S’il y a du talent et une volonté d’apprendre, pourquoi pas ? Il y a de la place pour tout le monde. Comme dans tous les domaines, si vous avez du talent et que vous travaillez sérieusement, vous pouvez réussir.

Quel message souhaitez-vous transmettre à travers ce rôle, notamment aux jeunes filles qui vous suivent ?
Le message principal est qu’il faut vivre sa propre vie sans se comparer aux autres. Chacun a son moment, son parcours, son rythme. Le bonheur arrive à des périodes différentes pour chacun. Il ne faut pas suivre la vie des autres ni se laisser influencer par les comparaisons.

Comment conciliez-vous votre activité d’influenceuse avec les exigences d’un tournage ?
Il y a une grande différence entre les deux. En tant qu’influenceuse, on pense beaucoup à l’image. En tant qu’actrice, ce n’est pas la même logique : on incarne un personnage, on sert une histoire. Ce sont deux univers différents, qui demandent chacun une approche spécifique.

Cette expérience marque-t-elle le début d’une carrière dans le cinéma ou la télévision ?
Oui, j’aimerais beaucoup poursuivre dans cette voie. Je vise le cinéma en priorité, mais la télévision m’intéresse également. Le cinéma reste toutefois mon objectif principal.
Ch. M.

ALGER 16 DZ

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