
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé hier à Alger une réunion du gouvernement consacrée à l’examen de deux dossiers stratégique liés à la diversification de l’économie et à la transition écologique, a indiqué un communiqué.
Le gouvernement a d’abord écouté une communication consacrée au projet de valorisation des saumures rejetées par les stations de dessalement de l’eau de mer. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République visant à développer l’économie circulaire et à mieux exploiter les ressources disponibles.
L’objectif est de réduire l’impact environnemental des rejets salins tout en transformant ces résidus en matière première destinée à différents usages industriels. Une approche qui vise à convertir un sous-produit jusqu’ici considéré comme un déchet en une ressource à valeur ajoutée.
Les travaux menés avec les différents secteurs concernés ont permis d’identifier une filière technologique adaptée à cette valorisation. Une station pilote sera ainsi mise en place au niveau de la station de dessalement de Corso afin de tester le procédé dans des conditions réelles avant un éventuel déploiement à plus grande échelle.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de développement durable, alors que l’Algérie poursuit simultanément l’extension de ses capacités de dessalement pour sécuriser son approvisionnement en eau.
Ensuite, le gouvernement s’est penché sur l’état d’avancement de trois projets miniers majeurs appelés à jouer un rôle central dans la diversification de l’économie nationale.
Il s’agit du projet de développement de la mine de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, du projet intégré des phosphates de Tébessa, ainsi que du projet d’exploitation de la mine de zinc-plomb de Tala Hamza-Oued Amizour dans la wilaya de Béjaïa.
À cette occasion, les membres du gouvernement ont examiné les principales avancées enregistrées sur ces différents chantiers, notamment en matière de réalisation des infrastructures, de construction des installations industrielles et de mise en place des équipements nécessaires à leur exploitation.
Les mesures engagées pour assurer l’alimentation de ces sites en eau et en énergie ont également été présentées, deux conditions essentielles à l’entrée en production de ces complexes industriels.
Ces projets figurent parmi les principaux chantiers structurants engagés par les pouvoirs publics pour soutenir la transformation économique du pays, développer de nouvelles filières industrielles et consolider les bases d’une croissance plus diversifiée.
G. Salah Eddine
