Par Kheireddine B.
L’économie algérienne est au top de sa forme. Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé mardi dernier que les réalisations accomplies par le gouvernement, durant la période allant de septembre 2022 à septembre 2023, reflètent la vision proactive et futuriste du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
En effet, lors de sa présentation de la déclaration de politique générale devant l’Assemblée populaire nationale, le Premier ministre a présenté un document qui s’articule sur cinq chapitres, à savoir la consolidation de l’État de droit, la relance économique, le développement humain, l’action diplomatique et la défense nationale dresse un bilan des activités et actions réalisées par les différents secteurs durant la période allant du début septembre 2022 à fin août 2023. Dans ce sillage, il a affirmé que “face à ce contexte international fragile et incertain, l’Algérie a su faire preuve de résilience en maintenant une croissance économique appréciable, qui s’élèvera à 5,3% en 2023”. Et d’expliquer que la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement intervient dans un contexte économique international se caractérisant par “des mutations rapides et qui imposent à tout Etat, dont notre pays, de s’adapter et d’apporter une réponse rapide aux exigences et aux aspirations de la société”.
« L’économie mondiale a connu en 2023 une contraction marquée notamment par le resserrement des politiques monétaires des pays dans l’objectif de baisser et de maitriser l’inflation, qui oscille entre 7 et 8%, alors qu’il a dépassé dans certains pays le niveau de 50%», a-t-il dit, tout en rappelant que “les prévisions des institutions internationales prévoient un taux de croissance de l’économie mondiale de 3% durant l’année 2023 contre un taux de 3,5% en 2022”.
En ce qui concerne la situation économique nationale, le Premier ministre a observé que la croissance du produit intérieur brut (PIB) en dehors du secteur pétrolier devrait atteindre 4,9% en 2023, par rapport à une croissance de 4,3% enregistrée en 2022. De plus, l’inflation s’est établie à 9,5% au cours des sept premiers mois de 2023, principalement en raison de l’augmentation des prix des produits alimentaires (+13,2%).
En ce qui concerne les exportations de biens, M. Benabderrahmane a prévu une diminution pour les ramener à 52,8 milliards de dollars d’ici la fin de 2023 en raison de la chute des prix du pétrole. En effet, le prix moyen du baril de pétrole est passé de 104 dollars en 2022 à 85 dollars en 2023.
Pour ce qui est des importations, elles devraient augmenter à 41,5 milliards de dollars à fin 2023 contre 39 milliards dollars enregistrées en 2022, a-t-il fait savoir, soulignant que “malgré la hausse des importations, la balance commerciale restera cependant positive cette année avec un excédent de 11,3 milliards de dollars”. En outre, en dépit du recul des prix du pétrole sur le marché international, les réserves de change devraient poursuivre leur hausse pour atteindre, selon le Premier ministre, les 85 milliards dollars à la fin de l’année, en sus des réserves d’or.
Concernant la situation des finances publiques, les recettes ont augmenté de 25% entre 2022 et 2023 pour atteindre 8900 milliards de dinars, alors que les dépenses budgétaires ont augmenté de 52%, atteignant 14.700 milliards de dinars, a-t-il mentionné, expliquant que cet effort en matière de dépenses budgétaires “vise à préserver le pouvoir d’achat du citoyen et soutenir les conditions de la relance économique durable ainsi que d’encourager la dynamique de la croissance”. Cet effort budgétaire a permis aussi, selon M. Benabderrahmane, la levée du gel sur plus de 780 projets pour un montant global de 1273 milliards de dinars, en sus des nouveaux projets qui été ont lancés.
“Malgré le contexte international géostratégique et économique et les difficultés enregistrées en matière de commerce international, ainsi que les changements climatiques extrêmes, caractérisés des niveaux record de température ayant un impact sur le secteur agricole et forestier, le gouvernement s’est attaché à concrétiser les engagements du président de la République », a-t-il souligné. Dans ce contexte, M. Benabderrahmane a indiqué que “le gouvernement a pu s’adapter aux changements intervenus sur le scène internationale avec la souplesse nécessaire à travers l’adaptation des politiques publiques au contexte international en optant pour des politiques proactives sous les orientations du président de la République et qui ont permis de renforcer la résilience de l’économie nationale et de poursuivre la politique ociale de l’Etat”. Cela a également permis “la consolidation de la réforme du système juridique et institutionnel en vue de consacrer la bonne gouvernance, parallèlement au développement des infrastructures de base et le lancement de projets stratégiques structurants et la relance de l’investissement dans le cadre d’une approche économique”. Ceci a été concrétisé sans le recours à l’endettement extérieur, s’est-il réjoui, affirmant que cela reflète aussi “la vision lointaine dans la gestion des affaires publiques et la vision proactive du président de la République”.
