Parazar, artiste multidisciplinaire, Rappeuse, créatrice de contenu et auteure, à Alger16: “Ma culture, je ne l’ajoute pas, je la porte”

Artiste montante à la croisée des cultures, Parazar fait partie de cette nouvelle génération qui mêle avec audace musique, humour et engagement. Entre rythmes inspirés du rap français et sonorités ancrées dans ses racines, elle impose peu à peu sa signature.

Entretien réalisé par Cheklat Meriem

Peux-tu nous raconter comment tu as commencé la musique et ce qui t’a donné envie de te lancer ?
Au départ, j’avais pour objectif de me lancer dans l’humour et j’avais un projet vidéo en tête. Je suis allé en studio pour la première fois de ma vie, car je voulais enregistrer une chanson qui allait accompagner ce projet. C’est à ce moment-là que j’ai eu l’envie d’explorer la musique, et c’est là que mon nom Parazar est né. Un an plus tard, j’ai sorti mon premier EP C’est Live.

Quel message principal souhaites-tu transmettre à travers tes chansons, comme « Ghir Hak » ?
Chaque chanson a son propre thème, mais un message revient souvent : la réussite, la fierté et l’idée qu’il faut avancer dans la vie, peu importe les hauts et les bas. J’essaie de mettre en avant mes origines et notre culture à travers les sonorités et les textes, tout en inspirant la jeune génération et les femmes qui souhaitent se lancer dans le domaine.

D’où tires-tu ton inspiration pour écrire tes textes ? Y a-t-il des artistes ou des styles musicaux qui t’ont particulièrement influencée ?
J’ai beaucoup écouté du rap français et du raï. Mon inspiration vient avant tout de mon vécu personnel. J’écris selon le feeling du moment. Musicalement, mon développement artistique continue. Mais plus je découvre nos sonorités, plus je me sens à ma place.

Tu utilises beaucoup l’humour et l’autodérision sur les réseaux : est-ce une manière de te rapprocher de ton public ?
C’est vraiment la personne que je suis au quotidien. C’est ma façon de montrer ma vraie personnalité à travers ma musique et auprès de mon public.

Comment choisis-tu les thèmes que tu abordes dans tes clips et tes chansons ?
Pour les chansons, je m’inspire de mon vécu personnel ou de ce qui m’entoure. Tout peut être une source d’inspiration. Lorsque je suis de bonne humeur, ça se reflète dans le style et l’écriture de mes chansons, et vice versa. Pour les clips, une fois la chanson terminée, j’essaie de prendre un peu de recul pour la transmettre visuellement.

Comment se passe une journée type en studio pour toi ? Préfères-tu écrire seule ou collaborer avec d’autres artistes ?
Cela dépend vraiment de l’ambiance du moment. On commence toujours par composer un morceau avec le compositeur. Dès qu’on a une bonne base, on brainstorme sur les flows et les idées. Je travaille également beaucoup à distance, ce qui me permet d’écrire des couplets et d’enregistrer des maquettes chez moi. Cela m’aide à mieux comprendre le rôle de l’ingénieur du son. En gros, il faut vraiment que je sente la connexion avec le beatmaker. Une fois que je clique avec la production, les mots viennent naturellement.

Tu sembles très proche de ta communauté en ligne. Comment les retours de tes fans influencent-ils ta musique ?
C’est important pour moi de rester proche de ma communauté, que ce soit en ligne ou en concert. Sentir qu’un public peut s’identifier à mes chansons et les ressentir me donne de la force et l’envie de me dépasser encore plus.

Si tu devais décrire ton style musical en trois mots, lesquels choisirais-tu ?
Rap, flow, DZ, et… w Ghir Hak ! Haha.

Quelles sont les prochaines étapes de ta carrière ? Des collaborations, des scènes à venir ?
On est en train de réfléchir à sortir soit des singles, soit un projet complet. Il y a aussi quelques scènes prévues au Québec et en Algérie.

Comment gères-tu la pression ou les critiques en tant que jeune artiste sur les réseaux sociaux ?
Ça me fait rire. Je sais dissocier les critiques constructives de celles qui sont juste là pour critiquer. Mais je sais qu’en étant moi-même, je n’ai pas à me soucier des critiques. Je suis qui je suis.

Quelle place aimerais-tu donner à tes racines ou à ta culture dans ta musique ?
Je veux lui donner toute la place qu’elle mérite. Depuis mes débuts, j’ai toujours essayé de mettre ma culture en avant. Plus je me développe, plus je me sens à ma place. Je suis née à Montréal et j’y ai grandi, mais grâce à l’éducation reçue à la maison, ma culture a toujours eu une grande place. Je suis la personne que je suis aujourd’hui, entre ces deux mondes.

Si tu n’avais pas fait de musique, quel métier aurais-tu aimé exercer ?
C’est une excellente question. J’ai toujours su que je serais dans le domaine artistique. Avant de me lancer dans la musique, je me questionnais énormément sur mon avenir. Et la réponse que j’ai eue, c’est la musique. Peut-être que j’aurais été humoriste, qui sait ?

Quelle chanson ou artiste tourne en boucle dans tes écouteurs en ce moment ?
Je suis dans un mood nostalgique en ce moment. J’écoute beaucoup Mchat Alia de Cheikh Fethi.

Quelle est l’anecdote la plus drôle ou insolite qui t’est arrivée en concert ou en tournage de clip ?
Je me suis déjà pris les pieds dans un câble sur scène et j’ai failli tomber du podium. En tombant, ma chaussure est restée au sol, et je me suis retrouvé avec un pied en chaussette devant tout le monde. C’était assez drôle !
Ch. M.

ALGER 16 DZ

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