Par Kheireddine B.

Des internistes et des neurologues ont appelé, samedi dernier, à la création d’une unité de prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) au niveau de l’hôpital Salim-Zemirli d’El-Harrach (Alger), au vu de la hausse des cas ces dernières années.
La responsable du département de médecine interne au sein de cet établissement de santé, le professeur Nadia Amina, a souligné lors des 6es journées médico-chirurgicales organisées sur deux jours par l’hôpital que l’AVC représentait “un fardeau significatif pour la santé publique et la société”. Elle a observé une augmentation marquée du nombre de personnes touchées non seulement parmi les personnes âgées, mais aussi chez celles de moins de 65 ans. C’est pourquoi elle a insisté sur “la nécessité de créer une unité de prise en charge rapide de la thrombose veineuse”.
De son côté, le Professeur Nadia Zitouni, également du même établissement de santé, a mis en avant l’importance de la prise en charge des AVC, étant donné le niveau de prévalence de cette maladie et la croissance constante du nombre de patients admis quotidiennement dans le service.
L’intervenante a qualifié l’AVC de “maladie lourde et complexe” qui nécessite “une prise en charge urgente pour éviter ses complications, notamment en ce qui concerne la durée d’hospitalisation d’une part et la réduction de ses coûts socio-économiques”, étant donné qu’”elle touche désormais des jeunes et pas seulement les personnes âgées comme c’était le cas auparavant”.
La plupart des intervenants ont souligné que les AVC sont principalement attribuables à l’obésité, au diabète, à l’hypertension artérielle (HTA) et aux maladies cardiaques. Ils ont mis en avant l’importance de sensibiliser les individus à risque, de prévenir les facteurs de risque et de procéder rapidement à des examens médicaux dès les premières heures de la crise.
Dans ce contexte, le professeur Yousrya Akloul du service de chirurgie orthopédique et traumatologique a abordé la question du cancer des os et de la gestion des complications du pied diabétique. Elle a précisé que ce service se concentre sur la correction des déformations osseuses.
De son côté, le docteur Merabet, chef du service des urgences médicales, a noté que les patients souffrant de maladies chroniques sont les plus fréquemment admis au service, en raison des complications liées à l’hypertension artérielle, au diabète, à l’infarctus et
aux AVC.
Lors de son discours, le directeur général de l’hôpital Salim-Zemirli, Zoubir Rekik, a souligné que le conseil scientifique de l’hôpital organise régulièrement ces journées médico-chirurgicales dans le but d’améliorer les soins et la prise en charge des patients, tout en restant au courant des dernières avancées dans le domaine médical. Il a également mentionné qu’un programme spécial a été élaboré jusqu’en 2025, mettant l’accent sur la formation médicale et paramédicale, une priorité pour l’établissement.
En outre, il a révélé que dans le cadre d’un partenariat, les patients des régions des Hauts-Plateaux et du Grand Sud seront pris en charge, en particulier pour les cas complexes traités au service de neurochirurgie de l’hôpital Zemirli, sans nécessiter de rendez-vous préalable.
