
Le ministère de la Justice a confirmé, dimanche dernier, par le biais d’un communiqué, l’organisation de sessions nationales et internationales visant l’actualisation des connaissances et le renforcement des capacités professionnelles du corps judiciaire. Ce calendrier de formation continue des magistrats est prévu pour ce mois de novembre.
Vingt-cinq nouveaux procureurs de la République ont débuté, dimanche dernier, un séminaire intensif à l’Ecole supérieure de la magistrature. Cette session de perfectionnement continu, axée sur le rôle central du procureur, se déroulera jusqu’à jeudi prochain. L’initiative vise à consolider les capacités des participants et à garantir leur adaptation aux récentes évolutions législatives et réglementaires de leur secteur, assurant ainsi leur mise à niveau professionnelle. Parallèlement à cette dynamique de formation interne, cinq magistrats (trois principaux et deux magistrats) se sont rendus hier à Malte pour une session régionale de travail. Ce séminaire, qui s’étale jusqu’au 7 novembre, est organisé par l’Agence de l’Union européenne pour la formation des services répressifs (CEPOL). Il porte sur le traitement judicaires des « procès sur le terrorisme ». L’initiative vise également à renfoncer l’échange d’informations et à harmoniser la réponse de la justice pénale face aux défis du terrorisme dans le cadre du partenariat avec l’Union européenne. Cette session de travail cible spécifiquement les procureurs, juges et responsables des services répressifs des pays partenaires de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Cette formation vise à dynamiser la coopération et l’échange de savoir-faire entre les différentes juridictions, ainsi qu’avec les services d’application de la loi. Elle met l’accent sur les outils, le cadre juridique et les structures institutionnelles de la lutte anti-terrorisme chargées des poursuites des affaires de terrorisme et la création de réseaux professionnels durables. Dans ce cadre, les magistrats pourront « expliquer les complexités vécues au jugement des affaires de terrorisme, conduire des investigations financières comme un moyen de collecte de preuves et de lutte contre le financement du terrorisme, coopérer aux niveaux régional et international dans le domaine juridique». En parallèle, et dans le cadre de la coopération avec la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (CNUDCI), en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, plusieurs magistrats algériens prendront part à la 3e session de l’Initiative de renforcement des capacités judiciaires sur les pratiques internationales en matière d’insolvabilité, organisée en ligne le 5 novembre, sous le thème : «Garanties contre l’ouverture abusive des procédures d’insolvabilité ». Cette session a pour objectif de créer un espace d’échange entre les magistrats, en particulier ceux issus des pays en développement, afin de confronter leurs expériences nationales en matière d’insolvabilité. Les travaux aborderont également les mécanismes de prévention contre l’ouverture abusive des procédures d’insolvabilité, qu’elles soient déclenchées par des créanciers ou des débiteurs, ainsi que les outils juridiques à la disposition des magistrats pour y faire face, tels que le rejet d’une demande d’ouverture ou la suspension d’une procédure en cours.
Abir Menasria
