Sali Bennacer, Actrice , à Alger 16 : «la mode algérienne évolue au point que des pays étrangers puisent leur inspiration dans nos créations»

Sali Bennacer, de son vrai nom Salha Bennacer, est une actrice algérienne qui s’est fait connaître grâce à la série humoristique « El fhama», où elle a conquis le public par ses rôles comiques.
Elle exerce depuis plus de vingt ans, ce qui lui a valu une grande notoriété en Algérie.
Alger16 a eu l’opportunité de rencontrer l’actrice, pour vous proposer cet entretien où Sali nous parle
de son travail, ses projets et du caftan algérien.

Entretien réalisé par Abir Menasria

Alger16 : Pour commencer, que pensez-vous de l’événement d’aujourd’hui, « Iftar avec les stars» ?
Sali :
C’est un événement intéressant qui nous a permis une fois de plus de mettre en valeur l’habit algérien authentique et de découvrir la richesse culturelle de notre pays. À cet égard, je tiens à remercier l’organisatrice, Hafida Beriki, pour son travail remarquable qui a permis la réussite de cet événement. Réunir acteurs, créateurs de contenu et tous ceux qui contribuent à la promotion de nos coutumes et traditions n’est pas chose aisée.

À votre avis, le créateur algérien a-t-il réussi à allier authenticité traditionnelle et touche de modernité ?
Ce fut assurément un grand succès. Par exemple, la tenue que j’ai choisie lors de cet événement mêle les cultures de différentes régions, avec une touche de l’est du pays dans la magnifique wilaya de Souk-Ahras. En effet, la première partie, notamment les épaules, s’inspire de la gandoura de Souk- Ahras, tandis que la ceinture et le bas s’inspirent du caftan algérien, revisité avec modernité. C’est ainsi que nous mettons en valeur le caftan et le promouvons à l’international. Cela permet de démontrer que la mode algérienne évolue au point que les pays étrangers, lors d’événements et de rassemblements majeurs, puisent leur inspiration dans nos créations.

Outre cet événement et la mode algérienne, nous avons vu Sali conquérir la télévision algérienne. Parlez-nous du rôle que vous avez incarné cette année dans la série «Moulat El-Dar »…
Mon expérience dans cette série est l’une des plus enrichissantes de mes 26 ans de carrière, tant sur le plan professionnel que relationnel. J’ai renoué avec d’anciens collègues et côtoyé des professionnels du secteur. La société de production « Welcome Prod » a su évoluer et perfectionner son approche du travail avec les acteurs, notamment dans sa manière d’aborder les sujets.

Justement, on vous a vue vous immerger complètement dans le personnage de «Leila », cette femme de ménage pour le moins très atypique. Pouvez-vous nous en parler un peu ?
En effet, cette fois-ci, je me suis lancée un défi. J’ai découvert une nouvelle Sali, sous un jour nouveau. Parfois, je me dis même : « Cette fille est géniale ! » D’habitude, j’ai deux rôles, un comique et un dramatique, et je les compare en fonction des préférences du public. Mais cette année, mon rôle mêlait les deux genres. Honnêtement, je me suis tellement imprégnée du personnage que je m’endormais et me réveillais avec lui.

Alors Sali, on aimerait prendre votre avis là-dessus : ces dernières années, le théâtre algérien a connu un développement remarquable. Quel est le secret de cette progression significative ?
En effet, vous avez raison de le souligner. Je pense que le secret réside dans le travail acharné et la persévérance. Si l’on vise le succès et qu’on le désire sincèrement, on l’atteindra sans aucun doute. Aujourd’hui, nous avons des écoles qui ont formé des milliers d’acteurs et de metteurs en scène. Nous avons également des producteurs compétents qui comprennent les besoins du public et des scénaristes plus précis. L’écriture dramatique algérienne évolue de façon remarquable ; les intrigues sont plus claires et même les récits sociaux ont gagné en profondeur et explorent les méandres de la psyché humaine.

Si Sali pouvait nous dévoiler, en exclusivité, ses derniers projets ?
Bien sûr ! Alors je vous le dit, un projet d’envergure et grandiose est prévu. Je ferais partie de ce projet, dont les préparatifs débuteront en juillet prochain. Pour l’instant, je ne suis pas en mesure de vous en dire plus, mais sachez que c’est un si grand projet qu’il nécessite un travail de production et de réalisation de plusieurs mois avant sa diffusion. Je pense que ça a le potentiel de devenir un classique du drame algérien dans le futur.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?
Oui, alors je leur demanderai de prendre soin des vêtements traditionnels algériens que nos grands-parents nous ont légués. On doit valoriser les habits algériens, qui sont plus que de simples vêtements qu’on met mais une manifestation de notre identité et de notre patrimoine. Enfin, je leur dirai à eux et à l’équipe d’Alger16, saha ftorkom et saha eidkom avant l’heure.
Ab. M.

ALGER 16 DZ

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