
Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, a estimé, lundi dernier, que le taux de participation enregistré lors des élections législatives du 2 juillet constitue un signal adressé à la classe politique et à la société civile, les appelant à renforcer leur travail de proximité afin de regagner la confiance des électeurs.
Lors d’une conférence de presse organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal à Alger, pour annoncer les résultats provisoires des élections législatives, M. Khelfane est revenu sur les principaux enseignements de ce scrutin, marqué par un taux de participation de 21,24 % à l’intérieur du pays et de 10,75 % au sein de la communauté nationale établie à l’étranger.
Le responsable de l’ANIE a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un « taux réel », mettant en avant « la transparence et l’intégrité de l’opération électorale » qui ont caractérisé l’ensemble du processus.
Pour Karim Khelfane, ces résultats doivent conduire les partis politiques, ainsi que les organisations de la société civile à engager une réflexion de fond sur leurs méthodes de mobilisation. Il a exprimé le souhait que cette participation constitue une « leçon aux partis politiques et aux acteurs de la société civile en vue de consentir davantage d’efforts à travers une préparation en amont de l’opération électorale pour gagner la confiance du corps électoral et le convaincre de la nécessité de participer au scrutin ».
Le président par intérim de l’ANIE a rappelé, dans ce contexte, que le vote demeure un droit et non une obligation. La législation électorale, a-t-il souligné, « n’oblige pas » le citoyen à se rendre aux urnes. Selon lui, « l’électeur doit être convaincu par le discours politique et par le travail à la base qui prélude à l’obtention des résultats attendus par tous », insistant ainsi sur l’importance d’un engagement continu des formations politiques au-delà des seules périodes de campagne électorale.
Abordant l’organisation du scrutin, Karim Khelfane a affirmé que l’Autorité nationale indépendante des élections avait assuré sa mission dans le strict respect du principe d’impartialité. Il a indiqué que « celle-ci s’est tenue à équidistance de l’ensemble des participants », rappelant que les législatives du 2 juillet constituent la neuvième consultation nationale supervisée par l’ANIE.
Cette expérience, a-t-il expliqué, a permis à l’Autorité de « cumuler un important capital pour corriger les lacunes et veiller à maintenir les canaux de communication ouverts, tant au niveau central que local, ainsi qu’auprès de la communauté nationale établie à l’étranger » dans une logique d’amélioration continue de l’organisation électorale.
Karim Khelfane a enfin réaffirmé que ces élections se sont déroulées conformément aux « critères de transparence, d’intégrité, de neutralité et d’équité, en application des lois de la République ». Il a également souligné que les représentants des partis politiques avaient été autorisés à suivre toutes les étapes des opérations électorales au sein des centres et bureaux de vote afin de « garantir l’inviolabilité et la crédibilité des résultats ».
Au-delà de la publication des résultats provisoires, les déclarations du président par intérim de l’ANIE mettent ainsi en lumière un enjeu désormais central : celui du renforcement de la confiance entre les citoyens, les formations politiques et les institutions, condition essentielle pour consolider la participation électorale lors des prochaines échéances nationales.
G. S. E.
