
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé hier à Alger une réunion du gouvernement consacrée à l’examen d’une série de projets touchant aussi bien à la gouvernance portuaire qu’à la modernisation de l’agriculture et à la formation des jeunes, a indiqué un communiqué.
Au cœur de cette réunion figure l’examen d’un projet de cadre juridique relatif à la création d’une autorité portuaire nationale. Inscrite dans le cadre de la mise en œuvre des hautes instructions du président de la République, cette future instance sera chargée d’assurer les missions de service public liées au développement, à l’entretien, à la gestion, à la préservation et à la conservation du domaine public portuaire.
La création de cette autorité s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures portuaires nationales, considérées comme un levier essentiel pour le développement du commerce extérieur, l’amélioration de la logistique et le renforcement de la compétitivité économique du pays.
Le gouvernement s’est également penché sur un projet de décret exécutif portant création du Conseil national de la mécanisation agricole, appelé à devenir l’instance nationale de pilotage de la stratégie de développement du machinisme agricole.
Conforme aux orientations du président de la République, ce nouveau cadre de gouvernance aura pour mission de définir, coordonner et assurer le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de mécanisation agricole.
L’objectif est de favoriser une modernisation progressive des exploitations agricoles grâce à une utilisation accrue des équipements et des technologies agricoles, d’améliorer les rendements et la productivité, tout en contribuant au renforcement de la souveraineté alimentaire nationale.
Cette nouvelle structure devra également assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés afin d’accompagner le développement d’une agriculture plus performante, mieux mécanisée et davantage adaptée aux exigences de la sécurité alimentaire.
Les membres du gouvernement ont, par ailleurs, écouté une communication consacrée au programme « Sanâa », présenté comme un dispositif opérationnel destiné à renforcer l’employabilité des jeunes. Ce programme vise à offrir aux bénéficiaires des formations pratiques, un accompagnement personnalisé, ainsi qu’un système de mentorat leur permettant de découvrir différents métiers, d’acquérir des compétences techniques et professionnelles et de mieux répondre aux attentes du marché du travail.
Afin d’élargir l’accès au dispositif, des formations seront également dispensées en soirée et durant les week-ends, permettant ainsi à un plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier, notamment ceux déjà engagés dans un parcours d’études ou une activité professionnelle.
Les pouvoirs publics entendent ainsi répondre aux besoins croissants de l’économie nationale en main-d’œuvre qualifiée, tout en soutenant les politiques de création d’emplois, de développement des compétences et de promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes.
À travers ces trois dossiers, le gouvernement confirme sa volonté de faire évoluer simultanément les infrastructures, les outils de production et le capital humain. Une approche qui traduit une vision intégrée des réformes, où modernisation économique, sécurité alimentaire et développement des compétences apparaissent comme des leviers complémentaires de la stratégie nationale de diversification de l’économie.
G. Salah Eddine
