
À l’IATF 2025, l’automobile et motocycle ont occupé une place centrale, avec l’African Automotive Show qui a mis en lumière les ambitions industrielles et technologiques du continent. Entre prototypes, véhicules électriques et poids lourds, Alger est devenue la vitrine des mobilités africaines de demain. Les deux-roues n’étaient pas en reste, avec VMS Algérie qui a présenté ses gammes de motos et scooters conçus pour l’auto-emploi et la livraison urbaine, confirmant son rôle de pionnier sur le marché algérien et africain. Alger 16 a eu l’honneur de s’entretenir avec son responsable marketing, M. Boualit Zahir, pour décrypter cette vision.
Entretien réalisé par G. Salah Eddine
Alger16 : Quelle est la vision de VMS Algérie pour l’industrie du deux-roues en Afrique et comment comptez-vous vous positionner dans le cadre de la ZLECAf ?
Boualit Zahir : C’est une bonne question. VMS est une entreprise spécialisée dans la fabrication de cycles et de motocycles. Nous proposons une large gamme de produits adaptés aux besoins des jeunes et des professionnels. Notre modèle phare, la VM12 commerciale, permet par exemple de développer des projets d’auto-emploi : ateliers mobiles, fast-foods ambulants, lavage mobile, vente de fruits et légumes, etc. Nous avons aussi des modèles comme la C-Lite, la C410 ou encore nos scooters, très utilisés dans le secteur de la livraison grâce à leur praticité. Cette diversité reflète notre volonté de contribuer à la création d’emplois, mais aussi de préparer l’avenir à l’échelle régionale. Aujourd’hui, l’Algérie mise sur l’exportation au-delà du pétrole et du gaz. VMS s’inscrit dans cette dynamique : nous avons déjà des contacts avancés avec le Sénégal, la Mauritanie, la Tunisie et nous avons participé à plusieurs Salons internationaux, notamment en Libye et en Mauritanie.
Avez-vous noué des partenariats durant cette foire ?
Nous avons établi de très bons contacts ici et nous espérons les concrétiser dans les prochains mois. L’IATF nous a donné une plateforme idéale pour rencontrer nos futurs partenaires africains.
Où en est votre part de marché en Algérie et quels sont vos objectifs à moyen et long terme ?
Notre priorité reste le marché local. Nous voulons d’abord répondre aux besoins des clients algériens, en leur offrant des produits fiables, un service après-vente accessible et une garantie solide. Nous accompagnons aussi nos clients en leur fournissant casque et formation à la conduite. Notre objectif à long terme est clair : consolider notre présence en Algérie tout en élargissant progressivement notre empreinte africaine.
Quels modèles avez-vous exposé à l’IATF et quelles sont leurs spécificités ?
Nous avons présenté plusieurs gammes. La VM12 commerciale, comme je l’ai dit, est un outil essentiel pour créer des activités génératrices de revenus. La C-Lite, un modèle à vitesse, est conçue pour les longs trajets et permet de se déplacer facilement entre les villes. Nous avons aussi nos scooters, très demandés dans la livraison, car les pièces détachées sont disponibles et l’entretien est simple. Enfin, la C410 est une petite moto polyvalente, accessible à tous les conducteurs.
Ces modèles résument bien notre philosophie : proposer des véhicules adaptés aux réalités du terrain africain, fiables et faciles à entretenir.
Un dernier mot sur l’importance de cet événement en Algérie ?
L’IATF est le plus grand événement économique panafricain, il a rassemblé plus de 140 pays. Ce fut une chance unique pour les entreprises algériennes d’échanger, de nouer des partenariats et d’ouvrir de nouveaux marchés. Pour VMS, ce fut une étape importante dans notre ambition africaine.
G. S. E.
