
Les législatives de 2026 sont derrière nous, et au-delà des chiffres ou des étiquettes politiques, c’est l’avenir institutionnel qui s’ouvre. Élire un député, ce n’est pas juste envoyer quelqu’un siéger à Alger, c’est lui confier les clés du quotidien.
Qu’attend-on d’un Parlement moderne en 2026 ? Certainement pas de grands discours idéologiques ou des débats déconnectés de la réalité. L’enjeu est ailleurs. Il est dans la capacité de cette nouvelle Assemblée populaire nationale à devenir un véritable laboratoire d’idées et un bouclier pour le citoyen. Pouvoir d’achat, diversification économique hors des hydrocarbures, numérisation de l’administration, transition écologique… Les chantiers sont immenses et n’attendent pas.
Le vote est le cœur battant de la démocratie, mais l’acte de voter ne s’arrête pas le jour du scrutin. C’est un contrat de confiance. Comme le disait si bien Abraham Lincoln : « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne doit pas disparaître de la terre. »
Pour que le travail de ce nouveau Parlement se traduise concrètement dans le couffin des Algériens, les députés de la législature 2026 vont devoir s’attaquer à des dossiers prioritaires. Ces dossiers sont bien sûr la croissance économique, le pouvoir d’achat et la jeunesse.
Dans le volet économique, il est important de relever que la croissance du pays se maintient autour de 4,1 % (portée par le secteur hors hydrocarbures), mais l’urgence est de transformer ces bons indicateurs macroéconomiques en réalités palpables pour le citoyen, notamment les jeunes.
Le premier défi de ce Parlement se jouera dans le couffin des ménages, à travers un bouclier anti-inflation et la quête d’indépendance agricole. L’alimentation pesant 43 % du budget des familles, il est urgent de moderniser les circuits de distribution pour éliminer la spéculation, tout en pérennisant les exonérations fiscales sur les produits de base. Pour faire baisser les prix durablement, les députés devront soutenir l’objectif des 62 millions de quintaux de céréales d’ici deux ans en votant des lois facilitant le crédit, le foncier agricole et l’irrigation moderne face au stress climatique.
Le second chantier lie la souveraineté financière à l’emploi des jeunes via une refonte bancaire et le soutien au secteur privé. Pour défendre le dinar face au coût des importations, l’Assemblée devra accompagner la numérisation des paiements — comme l’obligation des caisses électroniques d’ici 2027 — afin de capter l’argent du secteur informel. Ce nettoyage économique permettra de briser la bureaucratie et d’amplifier les avantages fiscaux pour les start-up et l’industrie locale, transformant enfin la diversification économique en créations d’emplois concrètes.
Pour que cette formule prenne tout son sens aujourd’hui, le nouveau Parlement a un objectif majeur : prouver sa valeur par l’action. Sa légitimité ne se mesurera pas seulement au soir du vote, mais à sa capacité à voter des lois qui changent la vie, à contrôler l’action du gouvernement avec rigueur et à rester à l’écoute de la rue. Le défi est immense : transformer le bulletin de vote en résultats palpables pour chaque Algérien.
G. S. E.
